Dernière mise à jour du site le 1er mars 2018...

1 151 lavoirs, 76 départements et 18 Pays (France comprise)

sont maintenant présents sur ce site

Avec 133 lavoirs, la récolte de ces 8 derniers mois est sensationnelle...

Tout d'abord un grand merci à tous mes contributeurs, sans eux ce site serait riquiqui, ce qui serait bien dommage pour tous, et surtout pour nos lavoirs. Certes, ils ne servent plus beaucoup, mais ils représentent un passé récent, pas encore oublié, c'est leur force. C'est même pour ça que tant de personnes les aiment encore. Il n'y a rien qu'à recenser sur le web tous les sites qui leur sont consacrés pour le constater, c'est même une des rares spécialités françaises, quasiment impossible à copier...

En plus des lavoirs, nouveauté sur le site, j'ai ouvert une nouvelle page : Lavandières et Lavandiers. Elle va présenter tous les acteurs de la lessive dont j'ai trouvé les photos en farfouillant sur le net pour des recherches diverses. Allez-y jeter un œil, vous serez surpris par sa diversité. C'est une superbe collection que je dédie à tous les photographes des deux siècles passés dont le travail a su traverser le temps pour être toujours présent, parfois avec des photos colorisées...

Qu'il me soit permis ici de remercier deux contributeurs remarquables. Le premier, de Marseille mais aussi d'outre-méditerranée, a trouvé le temps de fouiller ses malles de photos pour retrouver assez d'images de ses voyages. Il vient de m'envoyer une riche collection de lavandières toujours au boulot, parfois dans des endroits adaptés, mais toujours là où l'eau est facile d'accès. Il a aussi passé en revue tous les lavoirs du sud des Bouches-du-Rhône, département qui se retrouve aussi riche que les autres, malgré une urbanisation délirante. Pensez donc, il reste encore un lavoir à Marseille alors que tous ceux de Paris ont disparu. Le deuxième a décidé de passer au peigne fin sa collection de photos de lavoirs de son département de la Charente. Alors, faites comme eux, si vous trouvez dans vos malles, vos disquettes, vos disques durs et que sais-je encore, de vieilles photos, je suis preneur. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas pour moi, je ne suis qu'un vecteur d'image, mais c'est pour les lavoirs. Pour leur redonner vie, car les montrer c'est le meilleur moyen de les sauver des outrages du temps...

Devant 'l'affluence' de lavoirs du monde entier, j'ai décidé de ne plus faire une page par pays autre que les départements français, cela disperse trop les lavoirs et sur trop de pages. Donc, dorénavant, il n'y aura plus qu'une seule page pour montrer les lavoirs du Monde . Si elle se révèle trop petite, il est toujours permis de rêver, je la scinderai en continent...

Emplacements des 133 nouveaux lavoirs dans mon site :

· 3 de plus dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Entrevaux, Qinson et Vergons ;

· 4 de plus dans les Hautes-Alpes, 2 à Château-Queyras (dont un remplacement par une photo plus récente), La Chapelle-de-Valgaudemar, Montgenèvre et Saint-Firmin ;

· 2 de plus dans les Alpes-Maritimes, à Castellar et Saint-Martin-de-Vésubie ;

· 4 de plus dans l'Ardèche, 2 à Bourg-Saint-Andéol, Rochemaure et Saint-Joseph-des-Bancs ;

· 31 de plus dans les Bouches-du-Rhône, 5 à Aix-en-Provence, Allauch, Auriol, 2 à Cabriès, Cadolive, Châteauneuf-les-Martigues, 2 à Ensuès-la-Redonne, Gardanne, 2 au Puy-Sainte-Réparade, Les Pennes-Mirabeau, Marignane, Marseille, 2 à Mimet, Miramas-le-Vieux, 2 à Peynet, Saint-Cannat, 2 à Saint-Mitre-les-Remparts, Saint-Savournin, Trets, 2 à Velaux, 2 à Ventabren (plus un remplacement) et une suppression, celui d'Aubagne dont la photo représentait en fait l'ancienne halles aux poissons ;

· 1 de plus dans le Calvados, à Bayeux ;

· 12 de plus dans la Charente à Angeac-Charente, Asnières-sur-Nouère, Aubeterre, Aunac, Barro, 2 à Bonneville, Bouex, 3 à Bouteville et Ruffec ;

· 1 de plus dans la Charente-Maritime, à La Brousse ;

· 2 de plus en Corrèze (nouveau département), Collonge-la-Rouge et La Chapelle-aux-Saints ;

· 4 de plus en Côte-d'Or, à Chambolle-Musigny, 2 à Meursault et Volnay ;

· 4 de plus en Creuse, à La Courtine, 2 à Magnat-l'Etrange et Saint-Georges-Nigremont ;

· Aucun lavoir de plus dans le Doubs, mais deux villages ont fusionné, Scey-en-Varais et Maisières pour devenir Scey-Maisières, j'ai donc changé les noms des lavoirs ;

· Avec 12 lavoirs supplémentaires, la Drôme frise d'un poil les 100 lavoirs. Un de plus à Chamaret (et non pas Camaret comme je l'avais écrit par erreur), Clansayes, 2 à Piégon, Pierrelongue (en remplacement de celui déjà photographié car il a été couvert, ce qui est rare), Saint-Julien-en-Quint, Saint-Pantaléon-les-Vignes et 2 à Salles-sous-Bois ;

· 2 de plus dans le Gard, à Lussan et la Fons-de-Lussan ;

· 1 de plus dans la Gironde, à Sauternes ;

· 5 de plus dans le Loir-et-Cher, tous à Suèvres ;

· 1 de plus dans le Lot, à Betaille ;

· 1 de plus dans la Lozère, celui de la Ferme Caussade à Heylzas ;

· 1 de plus dans l'Orne, à Trun ;

· 1 de plus dans le Puy-de-Dôme, à Le Crestet ;

· 5 de plus dans les Hautes-Pyrénées, à Arrens-Marsous, Aucun, Burlan, Saint-Pastous et Saint-Savin ;

· 1 de plus dans le Bas-Rhin, au Mont Sainte-Odile ;

· 8 de plus en Saône-et-Loire, à Bellevesvre, 4 à Fontaines, Granges et 2 à Rosey ;

· 1 de plus dans le Var, à Les Salles-sur-Verdon ;

· Et encore 4 lavoirs de plus dans le Vaucluse, ce qui fait 143 lavoirs pour ce département. Ils sont à Goult, Modène, Puymeras et Saignon ;

· 1 de plus en Vendée, à Benet ;

· 1 de plus dans l'Yonne, à Nitry et une modification au lavoir de La Vernée à Bouilly (erreur sur la photo) ;

· 17 de plus dans les lavoirs du Monde : 1 en Italie, à Santa-Maria-a-Monte ; 3 au Portugal, 2 à Porto, un de plus à Sintra ; 6 au Maroc, à Amerzgane, Chefchaouen, Dadès, Fès, Guelmin et Midelt ; 2 en Tunisie, à El Hamma et Tozeur ; 1 en Algérie, à El Oued ; 1 en Égypte, à Assouan ; 1 en Chine à Yangshuo ; 1 au Mexique à Tuxtla Gutiérrez et 1 en Turquie, près d'Antioche ;

Et, pour finir, 4 lavoirs de plus dans nos crèches.

Je remercie chaleureusement tous les contributeurs que je connais, et encore plus tous ceux que je ne connais pas et qui m'envoient régulièrement des lavoirs. La course aux 1 500 lavoirs continue, ce sont nos JO photos à nous. Et là au moins c'est sûr, sans avoir besoin de substances illicites pour gagner...

Guy

Départements et Pays

Écoutez-les chanter ces jolies lavandières au cœur léger…

Entendez-les ‘rouméguer’* ces dames que rien ne saurait étouffer…

Regardez-les sécher sur l’herbe verte nos vêtements forcément usés...

Contemplez-les avec ravissement tous ces lavoirs du temps passé…

La plupart des lavoirs qui parsèment nos villes et nos villages sont de construction tout au plus centenaire. Ces espaces dédiés à la ‘bugade’** sont nés avec le XXème siècle et, dès son milieu, se sont retrouvés techniquement dépassés…

Pourtant, source de progrès hygiénique indéniable, ils ont permis une petite révolution. Avant, ce n’était qu’au château, chez les nobles et chez quelques très riches bourgeois que l’on faisait laver le linge dans des bassins privés. La majorité de la population avait à peine de quoi manger et, de ce fait, tous les autres soucis passaient au second degré.

Le progrès industriel aidant, les mœurs évoluant, petit à petit l’achat et donc l’entretien du linge devint un problème. L’eau au robinet n’étant pas encore inventée, il fallut dédier des endroits à cette unique possibilité, les lavoirs étaient nés…

Dans les petites villes ou villages installés dans les plaines, ils ont été construits avec les matériaux du pays sur les berges des rivières ou ruisseaux. Dans les grandes villes bâties sur les fleuves, c’est dans des bateaux prévus pour cette seule fin que nos ancêtres tapaient du battoir. En montagne, généreuse quant à ses sources, ils étaient légion et avaient souvent la double fonction d’abreuvoir-lavoir…

Parler des lavoirs sans mentionner les lavandières serait une hérésie !!! Ces grandes travailleuses, dures à la tâche comme toujours quand un travail est spécifiquement féminin, étaient surtout des mères de familles souvent nombreuses. Quelques-unes avaient fait profession du métier et se louaient aux ‘riches’ qui pouvaient se permettre de ne pas se mouiller les mains. Ces femmes aux biceps durcis par les coups de battoirs, aux mains percluses de rhumatismes, aux doigts perlés de bulles de savon c'étaient nos arrières grands-mères, nos grands-mères, nos aïeules. Mais, comme toujours dans ces cas-là, rassembler dans un endroit ‘discret’ plus de trois bazarettes aux mœurs rudes et au langage châtié ne pouvait que se terminer en ‘radio village’ même si ce terme futuriste n’était pas encore inventé… Étaient passées en revue toutes les bonnes ou mauvaises nouvelles de la contrée, les secrets les mieux gardés se muaient en racontars plus ou moins trafiqués, les tendances vestimentaires épluchées, les couples illégitimes forcément éventés, les fiançailles cancanées et les mariages pas encore en projet…inventés !!! Parfois, c’est entre elles que se fabriquaient des rancœurs qui se terminaient parfois en pugilats au grand bonheur des gazettes locales et de leurs lecteurs réjouis… Mais aussi, mélange d’âge oblige, se transmettaient des recettes culinaires compliquées, des conseils ménagers réputés, des remèdes locaux miraculeux, des astuces antitaches nécessaires et…des cours d'éducation sexuelle indispensables !!!

Passées les peurs de la deuxième guerre mondiale, la fée électricité éclairant maintenant nos campagnes, l'eau courante s'exhibant sans peine en tournant un simple robinet, la modernisation pénétrant chaque domicile avec son corollaire d'inventions industrielles, la machine à laver est arrivée au foyer… Au début, dans les années 60, j'étais même un 'livreur' de machine à laver que mon père louait à la journée. Chaque jour, à 11h30, après l'école, je charriais une petite machine très rustique, avec une essoreuse manuelle, vers sa 'locataire' journalière. Et le soir, l'école finie, je repartais récupérer le bien paternel avec ma remorque adaptée. Au début, deux machines étaient en service simultanément, mais petit à petit, leur utilisation 'banalisée' périclita et elles finirent toutes deux épuisées de fatigue dans une décharge adaptée.

Maintenant, nos lavandières ont disparu mais les cancans se poursuivent encore dans les cours de gym absolument indispensables à nos dames dans chaque village. Les bateaux-lavoirs ont coulé, nos lavoirs sont devenus de belles constructions inutiles, souvent les bassins sont vides ou se garnissent d'une eau couleur bleu-vert pas toujours du plus bel effet…

Ne les ignorez pas, bien au contraire, regardez-les d'un œil admiratif et écoutez-les soigneusement, ils résonnent encore de secrets de beauté…

Guy

* Rouméguer : verbe provençal signifiant rouspéter, ruminer.

** Bugade : nom provençal signifiant faire la lessive, temps de la lessive.

Par facilité j'ai classé ces lavoirs par département. Sauf, bien sûr, ceux de mon village, ceux du village de Longué-Jumelles (le village du Maine et Loire aux 21 lavoirs) et j'ai réservé une page aux outils indispensables…

Quand cela n'est pas précisé, les photos sont de ma collection personnelle….

Édito...

Accéder à la page suivante : Lavoirs de Barbentane (13)

Je suis 'preneur' de vos photos de lavoir dans un format natif (non compressé),

en précisant bien l'emplacement du lavoir, l'année et l'auteur de la photo.

Vous pouvez m'écrire à cette adresse mél : masdelagramillere@free.fr

Livres de ma collection sur les lavoirs

Provence des Lavoirs, édité par Équinoxe en 1999, ce livre de Dominique Berhout aux magnifiques aquarelles de Bernard Caramante recense une quarantaine de lavoirs en Provence et en Drôme Provençale...

Patrimoine et Mémoire des Lavoirs Landais (40), édité par le Conseil Général des Landes en 2007. Fait par des retraités, une nomenclature complète des lavoirs dans ce département...

Lavoirs de Haute-Saône (71), édition La Taillanderie en 2001, prix 8 euros. Au-delà des photos de superbes lavoirs, dont certains mériteraient de figurer dans le patrimoine de l'Égypte antique, je me suis régalé à sa lecture. J'étais tout content d'apprendre que dans ce département, qui ne passe pas pour avoir des habitants aux mœurs excessives, certaines municipalités ont été obligées de recourir à des arrêtés municipaux pour que les lavandières ne consacrent leur battoir qu'à battre le linge et non à s’en servir comme arme en vue de régler des différends, pas toujours professionnels, d'une façon brutale et expéditive...